Le déficit d'alimentation dans les ménages sénégalais fait flamber les prix du porc

20 - Décembre - 2019

Une famille, un repas par jour ! Décidément, les Sénégalais ne mangent plus à leur faim au point qu’il n’existe plus de points de collecte de « Ñamu mbaam» c’est-à-dire des résidus de cuisine et autres restes de repas destinés aux porcs. Cette crise alimentaire dont souffrent de nombreuses familles, a freiné le développement de la filière porcine. D’où les pénuries de porcs constatées à Dakar comme partout dans les régions en cette période de fin d’année.

Jointe par nos confrères du journal « Le Témoin » , Mme M. Mendy, marchande de porcs au « parc mbaam » de Grand-Yoff, confirme que les prix de la viande de porc ont considérablement flambé « parce que l’élevage porcin est confronté à une insuffisance de quantités d’aliments. A Dakar, il n’y a plus de points de collecte de « Ñamu mbaam» composé de déchets alimentaires » déplore-elle avant de préciser que le kilo de viande de porc coûte 2.500 cfa alors qu’il était entre 800 et 1.000 francs.
« Et le porc que l’on vendait à 30.000 ou 40.000 cfa coûte entre 80.000 et 100.000 francs en cette période de fin d’année » regrette notre vendeuse de porcs au marché « Bignona » de Grand-Yoff à Dakar.

L’autre facteur de cette pénurie, c’est le fait qu’en milieu urbain comme à Dakar, Pikine, Grand-Yoff, Guédiawaye, Thiaroye et Malika, les éleveurs de porcs sont rejetés par leur propre voisinage. Car, aucun quartier ne veut abriter une porcherie aux odeurs nauséabondes et repoussantes. Pire, les porcheries sont considérées comme des écuries voire des carrefours aériens où convergent toutes les mouches sorties des égouts et des fosses septiques. Cette situation « discriminatoire » contre l’élevage porcin se répercute sur le marché de Noël où la demande des consommateurs dépasse largement l’offre des éleveurs "Ndiagos".

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