L’équation Wade !

24 - Mai - 2019

Le dialogue national inclusif lancé par le Président Macky Sall, au mois d’avril dernier, dans la foulée de sa réélection pour un second mandat à la tête du Sénégal, reste en vérité hypothéqué par la participation ou non aux concertations du premier parti de l’opposition si l’on se réfère à la représentativité parlementaire, en l’occurrence le Pds de Me Abdoulaye Wade.

A moins de quatre jours du lancement officiel de ce dialogue national par le Chef de l’Etat Macky Sall lui-même, le « Pape du Sopi » souffle le chaud et le froid, d’abord en fixant trois conditions de taille pour la participation des Libéraux aux concertations avant d’ouvrir une petite brèche, en s’engageant à faire participer le Pds à la prochaine réunion du Front de résistance nationale, relativement à les questions liées au…dialogue.

Le Pds de Me Wade participera-t-il ou ne participera-t-il pas au dialogue national inclusif souhaité par Macky Sall, le 28 mai prochain ? Voilà la grande question qui taraude pas mal d’observateurs politiques à moins de quatre jours du lancement officiel par le président de la République des dites concertations.
Et pour cause, alors que l’opposition réunie au sein du Front social et démocratique de résistance nationale (Frn) ainsi que la plupart des candidats malheureux à la dernière élection présidentielle (excepté Ousmane Sonko) avaient décidé de déférer à la convocation du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, pour discuter des termes de références du dialogue national initié par le Président Macky Sall, le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds) avait boycotté la rencontre en question. Dans une note assez directe, Me Abdoulaye Wade faisait savoir que sa formation ne prendrait pas part à cette réunion.
Contestant la légitimité d’Aly Ngouille Ndiaye à diriger une telle rencontre, le « Pape du Sopi » posait trois conditions à Macky Sall. Pour autant, il avait relevé que si le chef de l’Etat voulait compter le Pds autour de la table du dialogue national, il devrait à la fois écarter Aly Ngouille Ndiaye de la présidence de la réunion préparatoire, faire libérer Khalifa Sall et inciter à la révision du procès de Karim Wade.

Tout en rappelant dans la foulée « qu’il a toujours été attaché au dialogue politique entre l’opposition et le pouvoir», et qu’il prenait « acte de la volonté du chef de l’État Macky Sall d’engager un dialogue politique», Me Wade s’était empressé de requérir à la place d’Aly Ngouille Ndiaye pour diriger le dialogue «une personnalité crédible, neutre, indépendante, consensuelle et respectée».
De fil en aiguille, la réunion sur les termes de référence du dialogue s’était tenue sans le Pds de Me Wade, mais avec le Front de résistance nationale dont il était la locomotive. Des concertations et de leur suite avait surgi une sorte de «consensus» autour du pilotage du dialogue : la majorité et son chef de file, Macky Sall, ayant lâché du lest pour une commission cellulaire ayant à sa tête une personnalité indépendante. Etait-ce cependant une raison suffisante pour pousser le Pds et Me Wade à revoir leur copie ? Allez savoir.
En tout cas, force est de relever qu’à quelques jours du lancement officiel du dialogue, Me Wade semble avoir infléchi sa position pour rejoindre le Front de résistance nationale (Frn) qui a déjà embrassé, lui, les contours du dialogue. Moctar Sourang, coordonnateur du Frn, révélait ainsi, lundi dernier, le retour de Me Wade et du Pds au sein du regroupement politique dit Frn pour porter avec lui le même combat politique.

Les puristes diront même pour discuter des conditions de leur participation au dialogue national, ave le Front de résistance nationale. Reste maintenant à savoir si Me Wade ne va pas, comme d’habitude, clignoter à gauche pour virer à droite. Etant entendu que ses cristallisations autour de la libération de Khalifa Sall et de la révision du procès de Karim Wade restent lettre morte auprès du maître du jeu, en l’occurrence Macky Sall.

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