Revalorisation de la filière mil et accès aux financements DYNAMISER LA CHAINE DE VALEUR

22 - Février - 2018

Comment bâtir un partenariat viable et durable entre transformateurs, producteurs et financiers de la filière mil pour une bonne commercialisation du produit? C’est à cette problématique que tentent de répondre les acteurs réunis depuis hier, mercredi 21 février, à Dakar pour deux jours.

Etablir un «link» entre entreprises de transformation, producteurs et systèmes financiers décentralisés pour la revalorisation de la filière mil s’avère déterminant pour le développement et la pérennisation du projet de services des entreprises de mil dans les régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine. C’est cette chaine de valeur que tendent de mettre en place les acteurs du projet Usda/Psem. Lequel projet est dépourvu de ligne de crédits auprès des banques (systèmes financiers décentralisés).

D’où la pertinence d’un atelier qui se veut de dégager des stratégies relatives au projet et sa composante services financiers aux acteurs de Dakar; l’accès aux financements pour la commercialisation du mil; les opportunités ; les besoins des acteurs pour la réussite de la commercialisation et enfin les rôles et responsabilités de chaque acteur pour la réussite de la campagne. Le partage d’expériences entre acteurs de la filière devrait sans doute concourir à la revalorisation de toute la chaine de valeur de ladite filière.

Binta Coly Guèye, chargée du développement du commerce au niveau du projet Usda/Psem après une présentation sur Powerpoint de la situation du projet dans les localités susmentionnées a soutenu que «le mil était très prisé par les Sénégalais. Aujourd’hui, il est tout à fait possible de faire divers plats à base de mil». Ainsi selon, «il faut juste mettre en place un cadre viable pour booster cette filière qui génère beaucoup de revenus et d’emploi aussi bien en monde rural (producteurs, transformateurs) et urbain (commercialisation, consommation).

Elle ajoute que «plus d’une soixantaine de cantines d’échantillonnage ont été implantés à Dakar et dans les localités précitées pour la commercialisation». Mieux, dira-t-elle «nous avons construit des magasins de stockages d’une capacité de 500 tonnes pour la conservation et la transformation du produit. Par conséquent, aujourd’hui, il faut que les jeunes et femmes sachent que le projet fait générer beaucoup de ressources et de l’emploi».

Carla Fajardo, représentant résident de Catholic relief services (Crs), présent au Sénégal de 1960, chargé de la bonne exécution du plan d’actions de Dakar du projet Usda/Psem a invité les acteurs à s’enrichir davantage dans les échanges et discussions pour tirer le meilleur d’une bonne commercialisation du produit.

Laurent Gomis, chef dudit projet de rappeler «la nécessité de manager un partenariat viable, durable et fort entre acteurs et financiers aux fins d’en faire (producteurs, vendeurs) de potentiels clients pour les banques», a-t-il indiqué.

D’un coût envoisinant 4 milliards de francs CFA sur une durée de trois ans, et opérationnel depuis 2 ans, le projet Usda/ Psem a permis de mettre en place des «équipements lourds en milieu rural avec de pôles de développement et beaucoup d’ateliers de formation des acteurs», a-t-il fait savoir.

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