Ousmane Sonko : le retour au populisme d’opposition

27 - Octobre - 2025

Deux ans après sa nomination à la Primature, Ousmane Sonko semble tourner en rond, incapable de traduire en actes les grands idéaux qu’il portait. L’homme qui se voulait le symbole d’une rupture politique et morale finit par incarner la continuité du désenchantement. L’exercice du pouvoir, loin de le révéler, l’a mis à nu.
Les Sénégalais espéraient un bâtisseur. Ils découvrent un orateur fatigué, prisonnier de ses réflexes d’opposant. Ses discours de rupture, son programme Sénégal 2050, son plan de redressement ou encore sa
Déclaration de Politique Générale n’auront été, au fond, qu’une succession de slogans sans lendemain. Ni vision claire, ni résultats palpables. Le pays reste englué dans les mêmes difficultés : cherté de la vie, chômage, frustration sociale, perte de confiance.
Comme souvent chez ceux qui peinent à gouverner, Ousmane Sonko se replie sur son terrain favori : la parole. Il s’invite à nouveau dans la rue, donnant rendez-vous le 8. Les plus optimistes n'y attentent que: rallumage de la ferveur militante, accusations, promesses, dénonciations, révélations. Parfois même au détriment de son propre camp. La scène politique sénégalaise assiste, impuissante, au retour du tribun dans le costume trop étroit du Premier ministre.
Cette stratégie de fuite en avant interroge : comment prétendre conduire un pays vers l’émergence quand on s’accroche encore aux réflexes de l’opposition permanente ?
Celui qui ne sait plus où il va finit toujours par revenir de là d’où il vient. Et aujourd’hui, Sonko, après deux ans de pouvoir sans cap, semble avoir fait le choix du retour à ses premières amours : la contestation.
Mais la question demeure : le Sénégal a-t-il encore besoin d’un opposant à la tête de son gouvernement ? Ou d’un véritable chef capable de gouverner, de rassembler et d’assumer ses responsabilités ?


Soreu Malick Diop
Responsable politique ACT
Membre du bureau politique

Autres actualités

21 - Mars - 2025

Amadou Ba sur la proposition de loi d'interprétation : "Ils vont payer pour tous ces crimes"

Face à la presse ce jeudi 20 mars 2025, Amadou Ba, député de Pastef, a exprimé son soutien à la proposition de loi d'interprétation de la loi d'amnistie....

20 - Mars - 2025

Justice : Tahirou Sarr transféré à la prison du Cap Manuel

Tahirou Sarr a changé d’univers. Placé sous mandat de dépôt pour « escroquerie sur les derniers publics et blanchiment de capitaux", l'homme d'affaires a...

20 - Mars - 2025

Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 mars 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 19 mars 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au...

20 - Mars - 2025

Korité et Pâques : le PM demande des mesures “urgentes” pour les stocks de produits agricoles en souffrance

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a appelé, mercredi, en perspective des fêtes de Korité et de Pâques, au déploiement de ‘’mesures urgentes”...

20 - Mars - 2025

Amadou Makhtar Mbow, un siècle de vision et d’humanisme

C’est l’un des sages du continent. Ce jeudi 20 mars, Amadou Mahtar Mbow (1921-2024) aurait fêté ses 104 ans. Il a été enseignant, militant pour...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();