Macky Sall partage l’espoir d’une reprise ‘’progressive et maîtrisée’’ des cours

03 - Mai - 2020

Le chef de l’Etat a partagé avec la communauté éducative l’espoir d’une reprise ’’progressive et maîtrisée’’ des cours ‘’dans le respect des mesures édictées’’.

’’Chers parents, chers enseignants chers étudiants, chers élèves, j’imagine votre inquiétude face à la situation inédite que traverse l’école liée au #COVID19. Je voudrais partager ici, avec vous, l’espoir d’une reprise progressive et maîtrisée dans le respect des mesures édictées’’, a tweeté Macky Sall, ce dimanche.

La fermeture des écoles, des universités et des crèches fait partie des cinq mesures importantes annoncées le 14 mars par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour endiguer les risques de propagation de la maladie à coronavirus.

A ce jour, le Sénégal compte 1182 cas de covid-19 dont 372 guéris, 9 décès, 1 patient évacué dans son pays et 800 patients sous traitement.

Le dernier Conseil des ministres, tenu mercredi, a arrêté la date de reprise des cours, à compter du 02 juin 2020 pour les élèves en classe d’examen.

S’agissant de l’Enseignement supérieur, le Conseil a recommandé aux académies, de réfléchir sur les modalités de reprise globale des enseignements dans la période du 02 [au] 14 juin 2020.

Ces deux décisions ont été prises à la suite de communications sur la reprise des enseignements faites par les ministres de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle.

C’est la deuxième fois que la reprise des enseignements scolaires et universitaires, suspendus depuis le 16 mars en raison du coronavirus, fait l’objet d’un report.

La réouverture des classes, prévue dans un premier temps le 6 avril, avait une première fois été repoussée au 4 mai.

Interrogé par l’APS, le président de l’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (UNAPEES), Abdoulaye Fané, a déclaré jeudi être ‘’en phase’’ avec la décision du gouvernement de faire reprendre les cours aux élèves en classe d’examen, à compter du 02 juin.

Cette reprise des enseignements doit toutefois se faire avec de ‘’fortes mesures d’accompagnement’’, lesquelles sont, dit-il, "indispensables pour protéger élèves, étudiants et enseignants de la maladie à coronavirus’’.

’’Il ne faut pas prendre de risques, parce que rien ne pourra se faire sans la maîtrise de cette pandémie et les parents d’élèves sont en phase avec cette décision de l’Etat qui a fait une projection pour la reprise des cours’’, a-t-il ajouté, dans un entretien téléphonique.

Le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats d’enseignants du moyen secondaire (CUSEMS) a estimé lui que la continuité des enseignements "ne revêt pas un caractère urgent’’ dans un contexte de hausse des cas de Covid-19, où le seul combat qui vaille est celui contre le virus.

"L’ennemi commun, c’est la lutte contre la maladie à coronavirus avec comme principal enjeu la maîtrise de la propagation du virus, le reste viendra avec les mesures d’accompagnement adéquates’’, a déclaré Abdoulaye Ndoye .

’’Quelle que soit la décision prise, la vie humaine est au-dessus de tout. La continuité pédagogique est importante certes, mais ne revêt pas un caractère d’urgence, parce que l’urgence aujourd’hui, c’est de sauver des vies’’, a-t-il dit à l’APS.

Le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS), Souleymane Diallo, a lui regretté l’absence de date fixée pour la reprise des cours dans les classes intermédiaires alors que les enseignements pour les élèves en classes d’examen redémarrent le 2 juin.

’’On est en phase avec les décisions prises jusque-là par rapport à la fermeture des écoles, mais cette reprise partielle nous laisse sur notre faim parce qu’il fallait aussi donner une date pour les autres classes même si c’est une projection’’, a réagi le secrétaire général du SELS dans un entretien avec l’APS.

’’C’est un flou total, les élèves dans ces classes sont inquiets de leur scolarité, mais aussi les enseignants qui sont dans ces classes se demandent s’ils doivent reprendre le 2 juin’’, selon M. Diallo.

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