Macky Sall, mis au défi !

22 - Février - 2020

Présidant, le mercredi 19 février dernier, la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le président de la République a annoncé sa décision de «suspendre, à compter de ce 20 février 2020, et jusqu’à nouvel ordre, toutes les acquisitions de véhicules de fonction et de service, au nom de l’Etat».

Cette décision qui traduit l’engagement de Macky Sall pour la réduction du train de vie de l’Etat fait face aujourd’hui au défi lié à certains choix de politique. Si elle n’est pas tout simplement confrontée par l’incapacité des différents gouvernements du « Macky » depuis 2012, à s’approprier la volonté du maître du jeu en posant des actes consolidants d’une gouvernance réelle de rupture.

Le chef de l’Etat de Macky Sall passe encore à l’offensive dans la rationalisation des dépenses publiques. Présidant, le mercredi 19 février dernier, la traditionnelle réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, il (Président Sall) a annoncé à l’intention de ses ministres sa décision de «suspendre, à compter de ce 20 février 2020, et jusqu’à nouvel ordre, toutes les acquisitions de véhicules de fonction et de service, au nom de l’Etat, des structures parapubliques et des sociétés nationales».

Cette suspension d’acquisitions de véhicules de fonction et de service dont le montant est estimé à environ 130 milliards de Francs CFA entre 2012 et 2018 s’inscrit dans le cadre du combat que mène depuis 2012 l’actuel locataire du Palais de la République. Chantre de la réduction du train de vie de l’Etat depuis son élection à la présidence de la République, Macky Sall ne cesse de postuler au cours de son magistère des actes dans le sens de la rationalisation significative des dépenses publiques.

Candidat à l’élection présidentielle de 2012, Macky Sall avait fait de la question de la bonne gouvernance des ressources publiques son cheval de bataille en s’engageant à opérer une rupture dans la gouvernance publique. Élu président de la République le 25 mars 2012, il a réaffirmé cet engagement à travers son fameux slogan «gouvernance sobre et vertueuse».

Depuis sa réélection le 26 février 2019, l’actuel locataire du Palais de la République est à sa deuxième mesure de restrictions des dépenses dans le secteur public. Le mois d’août dernier, après plusieurs appels à la rationalisation des dépenses téléphoniques des agents de l’Etat dont la facture coûterait environ 30 milliards de F Cfa par an, Macky Sall avait décidé de sévir en ordonnant tout bonnement la résiliation des lignes téléphoniques, la suspension des appels sortants des lignes de téléphone mobile et un accès à Internet restreint.

Auparavant, lors de son premier mandat de sept ans, l’actuel chef de l’Etat, dans le cadre de cette rationalisation des dépenses, avait également pris plusieurs actes. Il s’agit entre autres, de la suppression de plus de 50 structures publiques dont des agences, la résiliation de toutes les lignes téléphoniques utilisées par ceux qui n’en avaient pas le droit, la rationalisation des effectifs et du nombre de missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, la rationalisation du voyage en 1ère Classe pour les membres du gouvernement et de l’administration.

A ces mesures, il faut aussi ajouter celles visant la suppression des logements conventionnés qui aurait permis à l’Etat d’économiser trois milliards, selon des informations relayées dans la presse sans oublier l'expulsion annoncée en 2014 de centaines de non-ayants droit de ces logements conventionnés et la suppression du Senat pour ne citer que ces mesures-là puisque la liste est loin d’être exhaustive. Seulement, en dépit de ces importantes mesures de réduction du train de vie de l’Etat prises depuis 2012 par l’actuel chef de l’Etat, le défi reste encore énorme.

En effet, même si du côté de l’Etat, on fait état de plusieurs milliards de nos francs économisés depuis 2012, il n’en demeure pas moins que les impacts de ces restrictions sur la gouvernance économique du pays suscitent moult interrogations. Et cela, à cause notamment de certains choix politiques du président de la République, notamment cette propension à organiser des concertations ou dialogues à l’image du dialogue national en cours sur des questions dont le gouvernement dispose déjà de rapports bien fournis.

A cela s’ajoute également cette pléthore de structures dont le personnel, pris en charge par l’Etat, est payé à ne rien faire à l’image de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt), du Haut conseil du dialogue social qui est l’institution tripartite nationale de dialogue social. Il s’y greffe également les institutions budgétivores à l’image du Conseil économique social et environnemental ainsi que du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) dont le budget cumulé dépasse la barre des quinze milliards.

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