Le problème du régime Macky

18 - Novembre - 2018

Le pouvoir refuse la compétition et la contestation émanant de partis, d'individus, ou d'ONG - On ne peut pas diriger une démocratie et ne pas être contesté, même lorsque l'on estime faire de son mieux

Cette image doit nous faire réfléchir

Yalla na ñu Yalla musaal ci dëkk di weddi li ñu taxa jog ak dëddu su nu ay nitu dembb.

Que Dieu nous préserve de ce mal qui consiste à piétiner les idéaux pour lequels nous nous sommes engagés et qu'il nous évite de tourner le dos à nos amis d'hier.

Le problème fondamental du régime actuel est son refus d'une compétition et d'une contestation émanant de partis, d'individus, ou d'ONG. Or la contestation est une des dimensions les plus fondamentales d'un régime démocratique libéral. Des associations comme Y en a Marre, Enda Lead et la Société civile sénégalaise de manière générale sont un caillou dans la chaussure de tout régime, car leurs positions sont constantes. Seen waxu dembb, moy seen waxu tey : Droits humains, respect des libertés fondamentales, transparence dans le processus électoral, droit de manifester etc.

Aux opposants d'hier, comme l'était le PR Macky Sall, de savoir gérer ces sentinelles lorsqu'ils arrivent au pouvoir car on ne peut pas diriger une Démocratie et ne pas être contesté, même lorsque l'on estime faire de son mieux. Et on ne peut pas persécuter, en usant de la puissance d'Etat, ceux qui vous ont soutenu hier contre la persécution d'Etat d'alors.

Ce retrait du droit d'exercer à l'association d'Enda Lead, retrait qui affaiblit, in fine, Y en a marre, doit interpeller nos consciences sur un sujet. Celle de la nécessité pour les Sénégalais de mettre la main à la poche pour soutenir leurs partis politiques et les organisations de la Société civile. L'engagement, au delà du coût moral et familial payé par ceux qui l'assument, a également un coût financier, dimension dont personne ou presque ne parle, surement parce que la chose est tabou. Or le soutien à l'engagement ne saurait être que discursif, il doit se sentir dans la chair et dans le portefeuille. C'est cela le prix de l'autonomie et de la pérennisation des combats de principe qui sont souvent menés par ces organisations.

Autres actualités

18 - Juillet - 2019

Thierno Alassane Sall : « pourquoi je n’ai pas répondu aux questions des enquêteurs »

L’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, convoqué ce mercredi, 17 juillet, à la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de...

18 - Juillet - 2019

Barthélémy Dias: « Khalifa Sall ne va pas négocier sa libération sur le dos des Sénégalais »

Selon le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, emprisonné pour détournement de deniers publics d’un...

17 - Juillet - 2019

Le report des locales n'a d'intérêt que pour Macky

« Le Congrès de la Renaissance Démocratique vient de prendre connaissance d'une idée largement propagée dans les réseaux sociaux relative à un...

17 - Juillet - 2019

Déclaration de patrimoine : la présidente de l’OFNAC préconise "des textes clairs et précis"

La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Seynabou Ndiaye Diakhaté, a insisté mardi sur la nécessité de...

17 - Juillet - 2019

Report des locales : Abdoul Mbaye, Tas et Mamadou Lamine Diallo rejoignent le PDS

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) n’est pas le seul à contester le consensus qui s’est dégagé hier mardi, 16 juillet, à...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();