400 milliards de marchés ‘’fictifs’’, blocage du budget: La Sar toujours dans l’impasse

04 - Mai - 2018

La Société africaine de raffinage (Sar) est toujours dans la tourmente, parce que bloquée par une situation de gestion de l’ancien Directeur général que dénoncent les actionnaires.

Un blocage qui a causé tout récemment une perte de 64 milliards de FCFA, occasionnée par la situation de 8 cargos, soit 8 milliards par cargo.

Les pertes de trésorerie de la société, de l’ordre de 40 milliards aujourd’hui, sont énormes et le Ministère des Finances n’est pas disposé à résorber le gap.

La réalité, c’est que le Conseil d’administration ne souhaite pas que les 60 milliards qui sont dans les caisses soient investis dans des dépenses d’investissement, si les 400 milliards de marchés jugés ‘’fictifs’’ ne sont pas éclaircis.

Le bénéficiaire de ce contrat juteux est la société Addax-Oryx dont le Directeur général est Jean-Claude Gandou.

Ce qui étonne les observateurs du dossier, c’est qu’au moment où la polémique enfle sur cette affaire et que selon certaines sources, des rapports accablants existent en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis sur cet homme, le Président Sall l’a reçu pour le décorer de la légion d’honneur.

Car, semble-t-il, des proches de Macky ont tout fait pour précipiter cette rencontre dans le but de divertir l’opinion et amortir le choc causé par cette affaire qui a les allures d’un scandale.

En tout état de cause, la société Locafrique, un des actionnaires de la Sar, a décidé de saisir la Justice de Londres et de Dakar pour rupture de contrat et poursuite contre l’ancien DG.

C’est dire que la Sar, notre seul outil de raffinage, n’est pas encore sortie de l’auberge. Malgré le limogeage de son DG Oumar Diop et son remplacement par Serigne Mboup qui présidait le Conseil d’administration, la société n’arrive pas encore à sortir de l’impasse dans laquelle elle était plongée depuis un bon moment.

Il est pourtant important, au moment où l’on parle de découverte de pétrole, de préserver la Sar même si cela va à l’encontre de certains intérêts.

La Sar est la doyenne des sociétés de raffinage en Afrique de l’Ouest, parce que créee en 1961. Elle a pour vocation d’importer et de raffiner le pétrole brut.

C’est elle qui ravitaille le marché en gaz butane, essence, kérosène, gasoil, diesel, fuel oil, etc.…

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