Washington et Paris appellent Riyad à mettre fin à la guerre au Yémen

31 - Octobre - 2018

Fragilisé par l’affaire Khashoggi, le journaliste saoudien tué le 2 octobre dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul en Turquie, Riyad fait l’objet de pressions accrues de ses partenaires occidentaux pour mettre un terme à son offensive contre les rebelles houthistes au Yémen. Alors qu’aucune solution militaire ne se profile, trois ans et demi après le début de l’intervention de la coalition arabe emmenée par l’Arabie saoudite en soutien aux forces progouvernementales, et que l’embarras est croissant dans les capitales occidentales qui fournissent des armes au royaume, les appels se sont multipliés, mardi 30 octobre, à faire cesser les hostilités et à engager des négociations de paix sous l’égide des Nations unies.
Tranchant avec la position que défendait jusqu’à présent l’administration américaine, principal soutien militaire occidental de la coalition arabe et fournisseur d’armes au royaume, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a estimé, dans un communiqué publié mardi, que le « moment est venu de mettre fin aux hostilités ». En septembre, lors du débat au Congrès sur la poursuite des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, le chef de la diplomatie américaine avait lui-même certifié que la coalition menée par Riyad veillait à réduire les pertes civiles au Yémen, en dépit des multiples bavures et accusations de crimes de guerre visant l’aviation saoudienne, qui mène des bombardements réguliers en territoire houthiste.
Mardi, Mike Pompeo a exhorté la coalition saoudienne à stopper les bombardements contre les zones peuplées du Yémen, et aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, de ne plus lancer de missiles contre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Un même appel avait été adressé plus tôt dans la journée par le ministre de la défense américain. Lors d’un forum organisé à Washington, James Mattis a exhorté les belligérants à cesser les hostilités et ouvrir des négociations de paix « d’ici 30 jours ». « Je pense que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont prêts », a ajouté le chef du Pentagone qui a rencontré plusieurs dirigeants arabes le week-end dernier en marge du « Dialogue de Manama », une conférence sur la sécurité organisée chaque année à Bahrein.
« Arrêt des bombardements »
Le cessez-le-feu doit être basé sur un retrait des rebelles houthistes de la frontière avec l’Arabie saoudite, « puis un arrêt des bombardements » de la coalition arabe, dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Etats-Unis, a-t-il précisé. L’arrêt des hostilités permettra à l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, de « réunir » les différentes parties « en Suède », a poursuivi M. Mattis, sans préciser où exactement se tiendrait cette réunion ni qui l’organiserait. Ce dernier avait déclaré espérer la reprise d’ici le mois de novembre de consultations auprès des deux camps, après l’échec de pourparlers de paix début septembre.

Autres actualités

24 - Mars - 2020

Coronavirus : Emmanuel Macron face aux enjeux sanitaires et économiques du confinement

Plus long et plus restrictif. Alors que le nombre de morts dus au coronavirus s’accroît chaque jour, l’exécutif se prépare à prolonger le confinement de la...

23 - Mars - 2020

Coronavirus : l’Allemagne boucle le plus gros plan de sauvetage de son histoire

C’est une décision qui en dit long sur le caractère historique de la crise. L’Allemagne, qui s’était faite, depuis une décennie, la fière...

20 - Mars - 2020

L’Italie devient le pays le plus touché par le coronavirus

Un vol spécial en provenance de la Chine s’est posé, mercredi 18 mars, dans l’aéroport désert de Malpensa, à une cinquantaine de kilomètres...

20 - Mars - 2020

Le Niger annonce avoir tué Ibrahim Fakoura, « figure de proue » de Boko Haram

Le ministère nigérien de la défense annoncé, jeudi 19 mars au soir, avoir tué une « figure de proue » du groupe djihadiste Boko Haram, Ibrahim...

19 - Mars - 2020

Coronavirus : l’Europe a besoin du Royaume-Uni

Après plusieurs jours d’atermoiements, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé, dans la soirée du mercredi 18 mars un nouveau resserrement des mesures...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();