La réforme fiscale de Trump n’améliorera pas la compétitivité américaine

01 - Février - 2017

La réforme fiscale de Trump n’améliorera pas la compétitivité américaine

Vu d’ailleurs. Pour trois professeurs d’économie de Princeton et Harvard, le projet fiscal du nouveau président, s’il présente certains avantages, ne permettra probablement pas de redresser la balance commerciale du pays.

Le projet de réforme de la fiscalité des entreprises que Donald Trump entend présenter au Congrès comporte deux éléments fondamentaux : une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, qui devrait passer de 35 % à 20 % ou même 15 %, et la création d’une « taxe d’ajustement frontalier » qui s’apparente à la TVA à laquelle les entreprises ne sont généralement pas soumises. Ces dernières ne pourraient plus déduire le coût de leurs importations de leur revenu imposable ; en revanche les revenus tirés de leurs exportations ne seraient pas taxés.
S’appliquant uniquement aux importations et aux biens produits sur le sol américain, cette réforme est censée favoriser les exportations. En réalité, la taxe d’ajustement frontalier sera probablement contre-productive et diminuera la valeur des avoirs nets américains à l’étranger.

L’idée d’utiliser des instruments de politique budgétaire pour améliorer la compétitivité date de Keynes. En 1931, dans le rapport Macmillan destiné au Parlement britannique, Keynes proposait une taxe sur les importations jointe à une subvention sur les exportations qui aurait le même effet qu’une dévaluation du taux de change, tout en maintenant la parité de la livre par rapport à l’or. Notre étude (« Fiscal devaluations », The Review of Economic Studies, n° 81/2, novembre 2013) montre que les pays qui maintiennent un taux de change fixe ou qui appartiennent à une union monétaire peuvent obtenir le même résultat en reportant les charges sociales sur la TVA. Cette mesure a été appliquée par l’Allemagne en 2006...

Autres actualités

08 - Février - 2019

Juan Guaido, un homme pressé qui incarne le renouveau du Venezuela

Au Venezuela, en dehors des chaînes de l’Etat, il n’est question que de lui. Elu député depuis neuf ans, devenu président de l’Assemblée...

08 - Février - 2019

La rencontre entre Di Maio et des « gilets jaunes » est une « ingérence grave », selon Jacline Mouraud

La rencontre en France du vice-premier ministre italien, Luigi Di Maio, avec des « gilets jaunes » est « une ingérence grave », a dénoncé vendredi 8...

07 - Février - 2019

Les Témoins de Jéhovah dans le collimateur de la Russie

Après dix mois de procès, le tribunal d’Orel, une petite ville située à 360 kilomètres au sud-ouest de Moscou, a rendu son verdict : six ans de prison...

07 - Février - 2019

La Banque mondiale bientôt pilotée par l’un de ses plus rudes censeurs ?

Qui aime bien châtie bien ? C’est ainsi que le personnel de la Banque mondiale pourrait interpréter le choix des Etats-Unis en faveur de David Malpass pour présider...

06 - Février - 2019

Allemagne : l’offensive de charme de la CDU et du SPD en direction de l’Est

C’est généralement une fois par an, à l’approche de l’anniversaire de la réunification du pays (le 3 octobre 1990), que la situation...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();