Washington veut que Téhéran plie, ou rompe

02 - Novembre - 2018

Lundi 5 novembre, les sanctions les plus dures de l’arsenal américain contre le régime iranien rentreront en application après une suspension de trois ans liée à l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran conclu en juillet 2015, à l’initiative de Barack Obama. Le retour de ces mesures coercitives découle du retrait décrété en mai par son successeur, Donald Trump, qui en avait fait la promesse pendant la campagne présidentielle de 2016. Il n’a cessé de présenter ce compromis forgé avec une « troïka » européenne et les autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies comme « le pire » accord jamais négocié.

Après la réimposition de premières sanctions en juillet, ce second volet vise « des domaines essentiels » pour l’économie iranienne, selon Quentin Lopinot, chercheur associé au Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion de Washington. L’administration américaine veut stopper les achats de pétrole iranien comme les transactions en dollars. La Maison Blanche ne se prive pas de faire savoir qu’elle entend mettre en œuvre ces sanctions de la manière la plus agressive qui soit et qu’elles ne relèvent pas du registre du simple message politique.
Ce volontarisme est affiché par les principaux acteurs de cette stratégie, à commencer par le président, son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, alors que les prédécesseurs de ces deux derniers, Rex Tillerson et H.R. McMaster, défendaient l’accord. John Bolton, un « faucon » revendiqué, a effectué fin octobre une tournée qui est passée notamment par la Russie et l’Azerbaïdjan, des partenaires de l’Iran, pour faire part de la détermination de Washington.
Des émissaires du Trésor l’avaient précédé en Asie, en août, avec le même message. La menace de sanctions secondaires visant ceux qui passeraient outre a déjà poussé de nombreux géants du pétrole,...

Autres actualités

01 - Avril - 2020

Mali : la France a une « preuve de vie » de l’otage Sophie Pétronin, selon ses proches

La France dispose d’une preuve de vie « fiable » et récente de Sophie Pétronin, l’humanitaire française enlevée au Mali et retenue en otage...

01 - Avril - 2020

« Il faut éviter que cette crise de santé publique ne déclenche une crise alimentaire »

La pandémie du Covid-19 met à rude épreuve les systèmes de santé publique du monde entier, et des millions de personnes dans les pays du monde les plus...

31 - Mars - 2020

En Libye, libération de deux ingénieurs pétroliers, dont un Roumain, enlevés en 2018

La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé lundi 30 mars la libération de deux de ses employés, dont un Roumain, enlevés en juillet 2018 sur un...

31 - Mars - 2020

Médicaments : neuf grands hôpitaux européens lancent un appel à l’aide

L’alerte vient des neuf plus grands hôpitaux d’Europe. Dans une lettre adressée à leurs gouvernements respectifs, les médecins appellent à des...

30 - Mars - 2020

En Afrique, le Covid-19 nourrit une vague d’exode urbain

De mémoire de gendarme, rarement la route nationale 7 avait accueilli pareil exode. Depuis plusieurs jours, des centaines de Malgaches laissent derrière eux la capitale,...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();