« Trump envoie un défi majeur à Pékin et à Téhéran »

04 - Octobre - 2018

Le président américain entend modifier en partie la politique économique chinoise et contraindre l’Iran à renoncer à ses ambitions régionales. Un programme de titan, juge dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».

A coups de sanctions économiques, Donald Trump, plus flambard que jamais, défie la Chine et l’Iran. L’économie de la première pèse aussi lourd que celle de l’Amérique. Le poids stratégique du second est déterminant au Moyen-Orient. Dans un cas comme dans l’autre, l’épreuve engagée par les Etats-Unis est majeure. Elle vise à changer en profondeur la politique de deux pays qui, chacun dans sa zone d’influence, est une puissance prépondérante. On ne dira pas que le 45e président américain est isolationniste. Il est activement interventionniste.
Trump a quitté, fin septembre, ce grand psychodrame géopolitique qu’est la session d’automne des Nations unies, à New York, en posant ses objectifs. Il entend modifier en partie la politique économique de Pékin ; il veut contraindre Téhéran à accepter de renégocier sur son programme nucléaire et à renoncer à ses ambitions régionales – un programme de titan qui fait penser à l’ambition qu’avaient les néo-conservateurs de George W. Bush : « façonner » le monde à leur main. Vue d’un point de vue chinois ou iranien, l’affaire va bien au-delà des enjeux annoncés. Il s’agit de ne pas perdre la face.

Après une première salve de 60 milliards de dollars, les importations chinoises aux Etats-Unis vont maintenant être taxées à hauteur de 200 milliards. L’acte d’accusation américain est connu. La Chine ne joue pas franc jeu dans ses relations commerciales avec les Etats-Unis ; pour devenir un géant de l’innovation technologique à l’horizon 2025, elle malmène toutes les règles de la concurrence, disent les Américains. Washington veut obliger la Chine à négocier et à battre en retraite sur ces deux chapitres. On touche à l’un des piliers du modèle de croissance chinois.
Le conflit est multiforme u-delà de la « guerre commerciale » ainsi engagée, la Chine est officiellement désignée par les Etats-Unis comme « un adversaire stratégique », stigmatisée pour visées...

Autres actualités

22 - Décembre - 2018

Le départ du secrétaire américain à la défense, James Mattis, secoue l’OTAN

Pas un coup de tonnerre, sans doute, tant ce dénouement semblait inéluctable, mais un autre mauvais coup porté à la solidarité entre Américains et...

21 - Décembre - 2018

Aux Etats-Unis, la surprise et le choc après la démission du secrétaire à la défense James Mattis

ésavoué alors qu’il plaidait en faveur du maintien de cette force de stabilisation déployée dans le nord-est du pays pour lutter contre l’organisation Etat...

21 - Décembre - 2018

Report des élections en RDC : le pouvoir évoque « un cas de force majeure »

La temporalité politique congolaise, une fois encore, s’est étirée. Peu avant 17 h 30, jeudi 20 décembre, Corneille Nangaa se présente souriant devant la...

20 - Décembre - 2018

Brexit : huit questions sur la possibilité d’un second référendum

L’hypothèse aurait encore paru farfelue voilà un an. Mais le Royaume-Uni cherche plus que jamais un moyen de sortir de la crise politique dans laquelle l’a plongé...

20 - Décembre - 2018

Elections en RDC : le difficile retour de Martin Fayulu à Kinshasa

Le soleil descend sur Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC). A une cinquantaine de kilomètres du centre-ville agité, une fermière...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();