Sourires et tensions au sommet du G7

09 - Juin - 2018

Le président des Etats-Unis a déclaré que la Russie, exclue du G8 à la suite de son annexion de la Crimée, devrait être présente « à la table des négociations ».

Du commerce au retour de la Russie dans le club, Donald Trump a défié, vendredi 9 juin, ses alliés du G7 au Canada mais, sourires et accolades à l’appui, tous ont voulu donner l’image d’une franche explication entre amis. Les dirigeants passent vendredi et une partie de samedi dans un manoir de la petite ville de La Malbaie, au Québec, leur première confrontation à sept depuis l’imposition par Washington de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium étrangers.
Le président américain a strictement respecté le protocole du sommet, même s’il le quitte samedi quelques heures avant les autres dirigeants pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong-un, sa priorité affichée depuis des semaines.

Il a participé avec le sourire à la traditionnelle photo de famille, et on l’a vu bavarder avec ses homologues, dont Angela Merkel, le nouveau président du conseil italien, Giuseppe Conte, qu’il a félicité pour sa « grande victoire », et, dans un salon avant le début du sommet, Emmanuel Macron. Et, aux côtés de Justin Trudeau, il a affirmé que la relation américano-canadienne n’avait « jamais été aussi bonne », et qu’il pensait que les sept se mettraient d’accord sur un communiqué conjoint, ce dont de nombreux diplomates doutent.

Plaidoyer pour la Russie
Donald Trump avait jeté un pavé dans la mare en proposant, le matin depuis Washington, de réintégrer la Russie à ce groupe, dont elle avait été exclue en 2014 après l’annexion de la Crimée. « Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations », a déclaré M. Trump, fidèle à sa position que Moscou ne peut être simplement ignoré dans les grands dossiers internationaux.

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