Plan américain pour l’Ukraine : « La Russie utilise la diplomatie comme une arme de guerre »

25 - Novembre - 2025

Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/25/plan-americain-pour-l-ukraine-la-russie-utilise-la-diplomatie-comme-une-arme-de-guerre_6654706_3210.html

Le chercheur et journaliste britannique Peter Pomerantsev, né à Kiev, est l’auteur de deux ouvrages de référence sur la propagande russe, dont Rien n’est vrai tout est possible. Aventures dans la Russie d’aujourd’hui (Saint-Simon, 2015). Il décrypte le « plan de paix » américain pour l’Ukraine.
La confusion règne quant à l’origine de ce plan, très favorable à Moscou. S’agit-il d’un « plan de paix » ou d’une opération d’influence russe ?

La conception russe de la diplomatie est très différente de la nôtre. La Russie utilise la diplomatie comme une arme de guerre à part entière. Regardez ce qu’ils ont fait en Syrie : négocier, négocier, bombarder, bombarder, négocier. C’est typique, chez eux. Ils combinent toujours action militaire, opérations de renseignement, opérations informationnelles et diplomatie. C’est un tout. Nous, nous distinguons un « plan de paix » d’une opération d’influence, alors que, pour les Russes, c’est très lié.

Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».

Les Russes donnent toujours l’impression que c’est notre faute [si les négociations de paix échouent], ce qui est assez facile, car il y a des points de vue très différents [en Europe]. Et, pendant ce temps, ils progressent sur le champ de bataille et augmentent la pression militaire. Voilà leur méthode. A cela s’ajoute une sorte de bataille politique interne aux Etats-Unis, où c’est très chaotique.
Quel rôle jouent les médias dans les opérations d’influence russes ?

Ce que les médias ratent parfois, c’est l’intention d’une opération d’influence. Le meilleur exemple remonte à 2016, quand les médias américains ont utilisé les fuites diffusées par Julian Assange [le fondateur de WikiLeaks] pour amplifier les histoires contenues dans des documents piratés par les Russes sur ce que Hillary Clinton [alors candidate à l’élection présidentielle américaine] aurait mal fait.

Dans le cas présent, il est difficile d’ignorer le contenu du plan, car c’est important. Mais, en tant que médias, nous devons toujours faire une sorte de méta-analyse : qui fait ça ? Pourquoi ? Que se passe-t-il sur le champ de bataille ? A-t-on le moindre signe que les Russes veulent un cessez-le-feu ? Là, il n’y a aucun signe.

Autres actualités

19 - Septembre - 2018

Taxes douanières : les firmes américaines en Chine accusent le coup

L’escalade dans la bataille commerciale qui oppose Washington à Pékin inquiète les entreprises implantées dans l’ex-empire du Milieu. La Chine avait...

18 - Septembre - 2018

Coopération et dénucléarisation au programme du sommet intercoréen de Pyongyang

L’accolade fut longue et chaleureuse. Sous un ciel légèrement obscurci, mais laissant entrevoir un bleu rappelant celui du drapeau de la Corée unifiée, le...

18 - Septembre - 2018

Proche-Orient : vingt-cinq ans de rendez-vous manqués

Il y a vingt-cinq ans, un vent d’optimisme soufflait sur la Maison Blanche. En ce 13 septembre 1993, Bill Clinton, bras écartés, saluait la poignée de main entre le...

17 - Septembre - 2018

Addis-Abeba et Asmara signent en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation

L’Ethiopie et l’Erythrée ont signé dimanche 16 septembre en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation et renforçant « la...

17 - Septembre - 2018

« L’opinion publique chinoise n’a que faire des visées géostratégiques de Pékin en Afrique »

Les largesses de la Chine, qui promet 60 milliards de dollars au continent, sont mal acceptées par les citoyens chinois, analyse notre chroniqueur. « Et nous ? » semble...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();