L’ombre du Hezbollah plane sur la visite de Saad Hariri à Washington

27 - Juillet - 2017

La visite officielle du premier ministre libanais se déroule sur fond de combats menés par le Hezbollah à la frontière libano-syrienne contre des groupes djihadistes.
Le président Donald Trump et le premier ministre libanais, Saad Hari, à la Maison Blanche, le 25 juillet. Pablo Martinez Monsivais / AP

Personne, au Liban, n’a oublié le déplacement de Saad Hariri aux Etats-Unis en 2011 : le premier ministre avait à peine conclu son entretien avec Barack Obama qu’il apprenait que les ministres du Hezbollah et leurs alliés avaient fait chuter son cabinet. Cette fois, pour sa visite officielle à Washington démarrée lundi 24 juillet, Saad Hariri, de retour à la tête de l’exécutif depuis fin 2016, doit composer avec la grande offensive lancée contre des djihadistes à la frontière libano-syrienne par le Parti de Dieu d’Hassan Nasrallah. Ce dernier a promis, mercredi, une « grande victoire ».
Venu à Washington pour défendre les institutions libanaises, le premier ministre se serait passé d’une intervention militaire du Hezbollah, qui illustre son hégémonie au pays du Cèdre. D’autant plus que l’administration Trump est à l’offensive contre la formation armée pro-iranienne. De nouvelles sanctions financières visant le Hezbollah sont en cours de préparation au Congrès. Saad Hariri souhaite en amoindrir l’impact sur le Liban. Mardi, le président Trump a déclaré que le Hezbollah, classé comme « organisation terroriste » par Washington et bête noire d’Israël, était une « menace » pour tout le Proche-Orient. Laissant interloqués les Libanais, il a aussi loué la lutte de Beyrouth « contre l’EI, Al-Qaida et le Hezbollah » : le parti chiite est non seulement présent au gouvernement, mais il est aussi l’acteur politique le plus puissant dans le pays.
« Modération »
Le maintien de l’aide militaire américaine, la plus importante parmi les partenaires du Liban, est l’un des principaux enjeux de la visite de Saad Hariri. Il a mis en avant, à Washington, un Liban modèle de « modération ». Depuis plusieurs mois, des analystes affirment que cet appui crucial pourrait prendre fin dès 2018 : la nouvelle administration veut couper dans ses dépenses à l’étranger, et elle considérerait que l’armée libanaise est incapable de s’opposer.

Autres actualités

03 - Mai - 2018

La Chine veut son mot à dire dans le processus de détente coréen

Soucieux de peser sur les divers scénarios pour la péninsule coréenne à l’approche du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, prévu fin mai ou...

02 - Mai - 2018

La tension monte entre Trump et le procureur spécial chargé de l’enquête « russe »

L’enquête « russe » s’approche-t-elle d’un moment de vérité ? Selon un article du Washington Post publié dans la soirée du mardi...

02 - Mai - 2018

La capitale centrafricaine plongée dans un nouveau cycle de violences

Des affrontements entre un groupe armé et les forces de sécurité ont fait au moins seize morts dans les environs du quartier musulman PK5, à Bangui. Des habitants...

30 - Avril - 2018

Muhammaduhari, premier dirigeant d’Afrique subsaharienne reçu par Donald Trump

Selon la Maison Blanche, les conversations vont se concentrer sur « la lutte contre le terrorisme » et le développement au Nigeria. Le président américain,...

30 - Avril - 2018

Royaume-Uni : Sajid Javid, nouveau ministre de l’intérieur chargé de désamorcer le scandale sur l’immigration

Figure de l’aile droite des conservateurs, Sajid Javid remplace Amber Rudd et va renforcer, au sein du gouvernement de Theresa May, le camp des eurosceptiques les plus remontés en...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();