L’ex-présidente sud-coréenne Park condamnée à vingt-quatre ans de prison pour abus de pouvoir et corruption

06 - Avril - 2018

La cour a jugé que Park Geun-hye s’était entendue avec sa confidente pour percevoir des commissions occultes auprès de conglomérats sud-coréens.

La chute de la « Fille de la nation », a captivé l’opinion sud-coréenne, car l’affaire a ravivé le ressentiment populaire contre les privilèges des élites et les accointances entre les classes dirigeantes et les puissantes familles industrielles. SEOUL DISTRICT COURT / AFP
Jugée coupable d’abus de pouvoir, de corruption et de coercition par un tribunal de Séoul dans le procès du retentissant scandale à l’origine de sa destitution, l’ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée à vingt-quatre ans de prison, vendredi 6 avril. La cour a estimé que l’ancienne dirigeante s’était entendue avec sa confidente Choi Soon-sil pour percevoir des commissions occultes auprès de conglomérats sud-coréens.
Mme Park est accusée d’avoir accepté ou de s’être vu promettre, en collusion avec sa confidente, des pots-de-vin pour un total de 59,2 milliards de wons de la part de trois conglomérats sud-coréens, Samsung, Lotte et SK, en échange de faveurs politiques. L’ancienne chef de l’Etat est également soupçonnée d’avoir contraint 18 grandes entreprises à « donner » un total de 77,4 milliards de wons à deux fondations douteuses placées sous le contrôle de Mme Choi.

Le ministère public a requis trente ans de prison et une amende de 118,5 milliards de wons, l’équivalent de 127 millions de dollars. Son amie et confidente Choi Soon-sil, au centre du scandale, a été condamnée en février à vingt ans de prison. 

Appel possible
Agée de 66 ans, Mme Park, qui a été destituée en mars 2017, était accusée de corruption, abus de pouvoir et coercition. Absente lors du prononcé de la décision, elle nie toute malversation.
La chute de la fille aînée du dictateur militaire Park Chung-hee, qui avait accédé en 2013 à la fonction suprême en se drapant dans l’habit de l’incorruptible « Fille de la nation », a captivé l’opinion sud-coréenne, car l’affaire a ravivé le ressentiment populaire contre les privilèges des élites et les accointances entre les classes dirigeantes et les puissantes familles qui tiennent les grands conglomérats de la 11e économie mondiale.

Park Geun-Hye pourra faire appel, mais demeurera en détention avant un nouveau procès. Elle pourrait aussi demander une grâce présidentielle. JEON HEON-KYUN / AFP
Mme Park pourra faire appel, mais demeurera en détention avant un nouveau procès. Elle pourrait aussi demander une grâce présidentielle. En cas de condamnation, elle deviendra le troisième chef de l’Etat sud-coréen condamné après la fin de son mandat.

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