Irak : une crise humanitaire s’annonce à Mossoul

22 - Octobre - 2016

Jusqu’où montera la vague ? Au cinquième jour de la bataille de Mossoul, vendredi 21 octobre, quelques milliers de civils avaient fui les villages, les hameaux que les forces armées irakiennes et les peshmergas kurdes reprennent, un à un, lentement, autour de la ville. Lorsque les assaillants atteindront les portes de la « capitale » irakienne de l’organisation Etat islamique (EI), une crise humanitaire d’une ampleur considérable est à craindre. Mossoul compte entre 1,2 et 1,5 million de civils. Combien seront-ils à demeurer pris dans les combats ? Combien fuiront la ville ?
De leur sort dépend l’avenir de l’EI dans le nord de l’Irak – bien plus que de la prise du quartier général des djihadistes, programmée de longue date. L’EI a assis son pouvoir, depuis juin 2014, sur le ressentiment de la population sunnite vis-à-vis de l’Etat central, dominé par les partis chiites, et vis-à-vis des forces armées, perçues comme confessionnelles. Si la chute de Mossoul répète le précédent traumatique de Fallouja, reprise en juin, l’insurrection djihadiste aura encore de beaux jours devant elle.

Une ville coupée du monde

Depuis des mois, très peu ou pas de médicaments ont pu entrer dans Mossoul, malgré un siège seulement partiel, note Lise Grande, la responsable des affaires humanitaires des Nations unies en Irak. Les prix des aliments de base ont dramatiquement augmenté dans les dernières semaines, forçant les familles les plus pauvres à se nourrir, au mieux, une fois par jour, souvent tous les quelques jours.

Des habitants ayant récemment quitté la ville ont témoigné qu’il était encore possible, il y a quelques semaines, d’acheter son passage pour l’équivalent de 1 400 à 1 800 euros. A l’approche de l’assaut, ce prix a pu atteindre 9 000 euros – une fortune –, avant que l’EI n’autorise plus la moindre sortie.

De source de renseignement des forces armées irakiennes, le groupe a par ailleurs accru son contrôle sur les communications par téléphone et Internet, coupées en ville. La population n’a que peu – très peu – d’informations sur l’assaut qu’elle va subir.

 

Autres actualités

11 - Janvier - 2018

La Tunisie à l’épreuve des tisons de la discorde

Le pays a la gueule de bois. Ses gouvernants sont éméchés par le pouvoir et son peuple est enivré par des effluves démocratiques insaisissables, analyse la...

10 - Janvier - 2018

Macron en Chine : Pékin commande 184 Airbus A320

La Chine a passé commande de 184 Airbus A320 destinés à treize compagnies aériennes, a annoncé la présidence française, mercredi 10 janvier,...

10 - Janvier - 2018

Coulées de boue mortelles en Californie

Les secours ont eu recours à des chiens pour chercher les victimes ensevelies dans cette zone qui avait déjà été ravagée par les incendies en fin...

09 - Janvier - 2018

Entre les deux Corées, un début de détente

Pyongyang multiplie les gestes d’apaisement et veut participer aux Jeux Olympiques d’hiver, en février, en Corée du Sud. Le représentant de la Corée...

09 - Janvier - 2018

Washington marginalisé par la reprise du dialogue intercoréen

« Je crois toujours aux discussions », a affirmé le président américain Donald Trump. Donald Trump a été contraint de changer de ton. Alors...
']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();