Donald Trump à nouveau accusé de complaisance face à l’extrême droite

14 - Août - 2017

Après Charlottesville, la Maison Blanche peine à éteindre la polémique née des silences du président sur les mouvements suprémacistes blancs.
Des manifestants défilent devant l’hôtel Trump International à Washington, le 13 août en réponse aux violences de la veille à Charlottesville, en Virginie.

La Maison Blanche a été contrainte de préciser les propos de Donald Trump, dimanche 13 août, après l’étonnement suscité par la première réaction du président au drame de Charlottesville (Virginie), la veille. Samedi, en début d’après-midi, une voiture avait chargé dans une ruelle étroite un groupe de militants antiracistes venus s’opposer à un rassemblement de l’extrême droite. Une jeune femme de 32 ans avait été tuée et une vingtaine de personnes blessées. Plus tôt dans la journée, des heurts violents avaient conduit la police à mettre prématurément un terme au rassemblement de néonazis et de suprémacistes blancs.
Installé depuis le début de ses vacances dans son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey, M. Trump avait réagi initialement en condamnant « dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant », a-t-il tenu à préciser, « de diverses parties ». Une formule qu’il a répétée et qui a renvoyé dos à dos les deux camps.
Cette lecture des événements a suscité immédiatement le malaise, y compris au sein du Parti républicain. De très nombreux élus, à commencer par les sénateurs Cory Gardner (Colorado) et Marco Rubio (Floride), ont invité le président à dénoncer plus nettement l’extrême droite à l’origine de la confrontation. Au contraire, un site néonazi, le Daily Stormer, et le suprémaciste Richard Spencer se sont félicités de sa réaction.
Dimanche, le service de communication du président a rendu publique une déclaration assurant que sa condamnation de « toutes les formes de violence, de sectarisme et de haine » incluait « bien sûr, les suprémacistes blancs, le Ku Klux Klan, les néonazis et tous les groupes extrémistes ». Alors que M. Trump avait refusé, la veille, de dire si, oui ou non, l’utilisation de la voiture-bélier était un acte de terrorisme, son conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster.

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