Au Togo, au moins quatre morts dans des affrontements avec les forces de l’ordre

11 - Décembre - 2018

Deux personnes ont été tuée à Sokodé, fief de l’un des principaux partis d’opposition, dans le centre du Togo, lundi 10 décembre, portant le bilan à au moins quatre morts depuis samedi, journée de violences entre les forces de sécurité et partisans de l’opposition.
La première victime, « Seidou Salissou, 32 ans, électricien dans le bâtiment et père d’un enfant », est mort d’une blessure par balle dans la matinée, selon Aimé Adi, représentant d’Amnesty International pour le Togo. « Notre collègue est sur place. Le corps a été envoyé à l’hôpital. On a contacté le procureur pour que le corps soit examiné par un médecin », a-t-il précisé.

« Ce matin [lundi], les militaires ont bloqué toutes les rues et ont demandé aux enfants de rentrer chez eux, raconte Ouro Akpo Tchagnaou, un député de l’opposition. Un jeune a été tué par balle. » Un témoin de la scène a confirmé à l’AFP que l’homme a été abattu alors qu’il était sorti de chez lui. « La situation est vraiment tendue, raconte un habitant sous couvert d’anonymat. Rien ne bouge. Les militaires dispersent tout rassemblement et les jeunes dressent des barricades dans les rues pour empêcher les militaires de venir en ville. »
« Bastonné et jeté dans le feu »
Un peu plus tard dans la journée de lundi, une autre personne, Kpelafia Abdould Tchagouni, 36 ans, a succombé à une bastonnade par les forces de sécurité. « Il a été bastonné et jeté dans le feu » dans le quartier de Kouloundé, a expliqué à l’AFP un habitant de Sokodé. « Nous pouvons confirmer cette deuxième victime », a fait savoir Amnesty International, confirmant la mort par « bastonnade ». « Il a été récupéré par ses parents », selon l’ONG de défense des droits humains.

Ce nouveau bilan porte à au moins quatre morts le nombre de personnes tuées depuis samedi. Les violences avaient déjà fait au moins deux morts selon les autorités, trois selon l’opposition, à Lomé. Quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés et 28 manifestants interpellés, a ajouté le gouvernement dans un communiqué publié samedi soir.

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